Prématurité : les compétences motrices

La motricité spontanée du prématuré est constituée de décharges motrices involontaires et de phénomènes tonico-moteurs (trémulations, tremblements, sursauts…) qui parasitent la motricité volontaire. C’est seulement à l’approche du terme qu’elle va commencer à s’organiser avec le renforcement du tonus musculaire. Les schèmes moteurs vont ensuite se développer et les réflexes archaïques comme celui de Moro vont diminuer.

Selon A. GRENIER, la « motricité libérée » permet au très jeune nourrisson et au prématuré proche du terme, de communiquer avec son environnement et de mettre en évidence des compétences motrices rappelant celle d’un bébé plus âgé. Pour cela, il faut entrer en communication avec l’enfant, le placer en position Récamier ou assis en position verticale et fixer manuellement sa nuque. Sa motricité réflexe cède alors temporairement, son état de vigilance augmente et sa détente neuro-musculaire est favorisée.